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Ce sujet est philosophique, voire moral… même si c’est un grand gros mot aujourd’hui car son sens est devenu limité. Pour moi, il est large, il est celui du sens que peut avoir l’entreprise , et donc bien évidemment pour ceux qui y travaillent le fait d’y être collaborateur. Il me semble important bien sûr de savoir ce que l’entreprise rend à ses actionnaires, qu’on a mis au centre de l’économie depuis 1945 à travers l’enseignement en gestion de tous les MBA, ou presque, du monde occidental. Toutefois le TRS (Total Return to Shareholder) comme raison d’être de l’entreprise est plus que douteuse en tant que valeur « morale » ultime, elle peut être nocive socialement… Malheureusement elle a dominé l’enseignement en management de 1975 à 2000 !  Il est ensuite aussi important de savoir ce qu’elle donne à son personnel, ses employés, le Total Return to Employees, TRE. Ce TRE n’est pas comptable et certainement pas au bilan. Il ne concerne pas que la valorisation de l’immatériel humain (même si c’est un sujet en soi intéressant) mais à ce que le stakeholder employé tire de l’entreprise, il comprend donc ses salaires, les retraites chapeaux, les formations, les primes, les dotations au comité d’entreprise, les avantages en nature comme les voitures ou les tickets restaurants, etc. Il ne me semble pas comptabilisé aujourd’hui. Il n’est pas non plus d’une grande valeur « morale » ou sociale car tout ce qui est donné aux CDI sans charge sociale et sans fiscalité (société ou IRPP) est tout simplement du vol à l’endroit du reste de la société. Certes un employé CDI de EDF ou de Danone aura des chèques vacances, mais le chauffeur UBER ou n’importe quel travailleur indépendant peut toujours courir pour emmener ses enfants en vacances…  Il est enfin important de savoir ce que l’entreprise contribue à la société, et là encore il ne s’agit pas du papier glacé ou de la comptabilité de la RSE au sens strict et légal mais de ce qu’elle contribue vraiment à la vie et au développement de la société. J’inclurais dans ce TRSty (Total Return to Society) de l’entreprise, outre bien sur tout le RSE comptabilisé,  la qualité (l’employabilité) des travailleurs qu’elle « libère », les contributions qu’elle fait au monde de la science, de l’éducation, les impôts qu’elle paye (ou qu’elle évade allègrement dans des paradis fiscaux), etc. nombreuses variables que personne ne suit en détails… et qui pourtant répondent au fait qu’ une entreprise est une personne morale avec un objet social dans une société donnée .  A cette liste, et en période de COP 21 on pourrait ajouter la contribution de l’entreprise à l’environnement et à l’avenir de la planète… Un TRE (Total Return to Environment) en quelque sorte..   
Et hop, voici mon feedback :
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Infos diverses
Lieu : Dans les studios de Webcastory
Format : Talkshow
Traitement : Débat d'idées
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Ce sujet est philosophique, voire moral… même si c’est un grand gros mot aujourd’hui car son sens est devenu limité. Pour moi, il est large, il est celui du sens que peut avoir l’entreprise, et donc bien évidemment pour ceux qui y travaillent le fait d’y être collaborateur.

Il me semble important bien sûr de savoir ce que l’entreprise rend à ses actionnaires, qu’on a mis au centre de l’économie depuis 1945 à travers l’enseignement en gestion de tous les MBA, ou presque, du monde occidental. Toutefois le TRS (Total Return to Shareholder) comme raison d’être de l’entreprise est plus que douteuse en tant que valeur « morale » ultime, elle peut être nocive socialement… Malheureusement elle a dominé l’enseignement en management de 1975 à 2000 !

 Il est ensuite aussi important de savoir ce qu’elle donne à son personnel, ses employés, le Total Return to Employees, TRE. Ce TRE n’est pas comptable et certainement pas au bilan. Il ne concerne pas que la valorisation de l’immatériel humain (même si c’est un sujet en soi intéressant) mais à ce que le stakeholder employé tire de l’entreprise, il comprend donc ses salaires, les retraites chapeaux, les formations, les primes, les dotations au comité d’entreprise, les avantages en nature comme les voitures ou les tickets restaurants, etc. Il ne me semble pas comptabilisé aujourd’hui. Il n’est pas non plus d’une grande valeur « morale » ou sociale car tout ce qui est donné aux CDI sans charge sociale et sans fiscalité (société ou IRPP) est tout simplement du vol à l’endroit du reste de la société. Certes un employé CDI de EDF ou de Danone aura des chèques vacances, mais le chauffeur UBER ou n’importe quel travailleur indépendant peut toujours courir pour emmener ses enfants en vacances…

 Il est enfin important de savoir ce que l’entreprise contribue à la société, et là encore il ne s’agit pas du papier glacé ou de la comptabilité de la RSE au sens strict et légal mais de ce qu’elle contribue vraiment à la vie et au développement de la société. J’inclurais dans ce TRSty (Total Return to Society) de l’entreprise, outre bien sur tout le RSE comptabilisé,  la qualité (l’employabilité) des travailleurs qu’elle « libère », les contributions qu’elle fait au monde de la science, de l’éducation, les impôts qu’elle paye (ou qu’elle évade allègrement dans des paradis fiscaux), etc. nombreuses variables que personne ne suit en détails… et qui pourtant répondent au fait qu’une entreprise est une personne morale avec un objet social dans une société donnée.

 A cette liste, et en période de COP 21 on pourrait ajouter la contribution de l’entreprise à l’environnement et à l’avenir de la planète… Un TRE (Total Return to Environment) en quelque sorte.. 

 

Mots-clés :  art de diriger
Expertises concernées :  management, gouvernance RH

Professionnels et experts, vos insights sont les très bienvenus : venez prendre la parole en talkshow avec l'auteur de ce sujet (Dominique Turcq) dont l'enregistrement aura bientôt lieu.

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  • Commentaire de Frédéric BASCUNANA : Merci pour ce beau sujet, l'occasion d'inviter (aussi) un philosophe pour une fois :-) Commentaire de Frédéric BASCUNANA : Commentaire de Victor Waknine : attention Fred, l'engagement ne peut être que réciproque avec une contrepartie: le SENS que suggère très justement Dominique aevc son questionnement: a quoi sert une entreprise, sinon de créer un sens commun? Commentaire de Victor Waknine : se porte volontaire pour participerCréateur du concept de l' I BET, Je parie sur l'humain générateur de "goodwill social", survaleur sociale de performance qui donne du sens aux parties prenantes de l'entreprise; Ce qui répond aux 3 questions de Dominique Commentaire de Frédéric BASCUNANA : je cite les discussions sur Linkedin : Commentaire de Frédéric BASCUNANA : Et j'apporterais donc en rédaction expresse, frustré de n'avoir pas plus temps, un élément de réponse que la philosophie m'a suggéré l'an dernier dans mes propres recherches : la question échappe à toute tentative de réduction à un raisonnement dual argent/pouvoir versus sens/élévation, la question posée nous incite à regarder en direction de cette précieuse étincelle de départ, la motivation intime de l'entrepreneur, qui est à mon sens dans sa version la plus noble (les autres motivations plus court-termistes ne sont pas très intéressantes à développer ici), une expression de l'entéléchie aristotélicienne.J'ai découvert cette magnifique notion et je vous invite à l'exploiter pour enrichir vos propres réflexions sur le Sens. On risque de passer à côté et de ne développer que très naïvement sur le thème du Sens si l'on exclut cette exploration : je vous incite à lire cette synthèse sur wikisource :https://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_des_sciences_philosophiques/Ent%C3%A9l%C3%A9chieEn ce qui me concerne, l'entreprise est une manière de rester dans le mouvement. Le mouvement est en soi sa propre réalisation, l'expression de puissance dans la forme et d'accomplissement de l'idée y sont immanents. Je n'entreprends pas en effet pour "parvenir" - tenez, prenez l'étymologie de "réussir", elle pointe l'ambiguïté par excellence : elle indique que "réussir", c'est "trouver une issue". Or non, je veux rester dans le mouvement : parvenir à un "état" d'accomplissement définitif ou "trouver une issue", cela ne répond pas au besoin de mouvement - tout au plus de jalonner un parcours, mais avec l'intention de conserver la dynamique du mouvement. Ainsi, Patrick a raison de nous rappeler en exemple, ce cas typique d'entrepreneurs ayant pourtant "bien" vendu leur société après l'avoir vue grandir, mais qui perdent le contact avec leur ouvrage et ressentent douloureusement la nostalgie de cette dynamique des prémisses. C'est qu'ils souhaitent retrouver cette fulgurance du mouvement au sens aristotélicien : en contact avec l'ouvrage, là où se rejoignent la technique et l'Idée. Le mouvement c'est la vie, et dans cette perspective c'est la substance qui porte la quête de perfection.Dans cette approche, le management en couches successives apparaît comme ce qui éloigne les contributeurs de leur ouvrage : là, l'entreprise ne "sert" plus à rien. Certains contributeurs à la création de valeur sont si frustrés d'être parfois éloignés de l'ouvrage, au point de perdre leur statut de "contributeurs", de se sentir coincés dans des environnements statiques, qu'ils développent des troubles psychologiques de toutes natures. C'est bien de "Sens" qu'ils sont privés, mais aussi de ce mouvement de contribution à une création de valeur qui n'est pas sans évoquer un élan vital. Quand nous ne participons plus à cette dynamique de l'esprit, nous ressentons tous un lien énergétique s'amenuiser, nous avons tous déjà entrevu la souffrance qu'il provoque : c'est bien cela que nous craignons de perdre, quand nous évoquons ce sujet du "Sens" ou que nous cherchons "à quoi sert l'entreprise". Cette angoisse est très profonde parce qu'elle révèle la précarité de nos situations, qu'un rien suffit à nous exclure du mouvement dans lequel nous expérimentons la pleine santé.La question est riche en tout cas, et nous n'échapperons pas à ce que la philosophie peut apporter ici à la réflexion : elle n'aura jamais aussi utile à l'entreprise :-) Commentaire de Corinne Dangas : Pour rebondir sur la dynamique et l'élan vital, on pourrait aussi proposer en réponse à la seule question-titre : l'entreprise, ça sert peut-être... à prendre en main ? :)« Entrepreneur et entreprise sont deux mots qui viennent d'entreprendre, prendre en mains ou entre les mains. » (dictionnaire oeconomique de Noël Chomel, édition lorraine 1741) L'entreprise, c'est la menée à exécution d'un dessein, qui dériverait (par la forme plus ancienne d'entreprendre, emprendre) du bas latin imprehendere, de prehendo, prehendere (le radical hendo serait apparenté à l'anglo-saxon "hand", main) : c'est à dire prendre, saisir (en mains, par la main), empoigner (serrer à pleines mains). A souligner, une acception de maîtrise, qui diffère de celle de capio, capere (saisir au sens de s'emparer, conquérir, capter voire dérober) Commentaire de Dominique Rabeuf : Corinne a très justement précisé le sens du mot entreprise.Prendre en main est très utile: façonner, écrire, soigner (etc).La prise en main ne suffit pas il faut maintenir pour aboutir et perdurer.Je maintiendrai est la devise des Pays Bas (en français dans le texte).C’était la devise de Guillaume I d’Orange à qui on prête la phrase: Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Cette formulation est typique d’un cynique ou d’un pessimiste actif à moins qu’il ne s”agisse tout simplement de lucidité.Je suis persuadé que nous entreprenons pour occuper nos mains avec le cerveau qui va avec.Lorsque les mains sont très occupées et le cerveau très peu, il peut y avoir frustration.Lorsque le cerveau est trop occupé par rapport aux mains on imagine le non réalisable.Et Aristote dans tout cela ? De mon point de vue, un âne de l’antiquité dont l’épaisseur du discours cache le vide du raisonnement idéologique doctrinaire, en bref un des sommets de l’anti science. Le fantôme de Galilée s'en souvient. Commentaire de Frédéric BASCUNANA : Oublie les très légitimes griefs, renseigne-toi simplement sur l'entelechie, je t'assure c'est puissant et cette relation au mouvement est juste une analyse qui n'a rien perdu de sa pertinence ;-)Mais magnifiques contributions, Corinne et toi Dominique...Je me pose une question : Apprend-t-on à entreprendre ? Commentaire de Thierry Cappe De Baillon : Et si entreprendre était finalement entre-prendre ? A savoir une intermédiation de la satisfaction des besoins des diverses parties prenantes. La pseudo "économie du partage" ne donne-t-elle pas essentiellement naissance à des plateformes d'intermédiation ?Face au TRS évoqué par Dominique, on évoque trop facilement le partage (entraînés par une pensée orientée "médias sociaux"), alors que la création de valeur ne se fait pas du côté de l'émetteur, mais du récepteur. C'est d'ailleurs la philosophie qui prédomine au sein des coopératives. Il serait intéressant de repenser l'entreprise en ces termes, non pas d'outil de production, mais qu'outil de création de valeur, et de considérer son futur dans le cadre d'un rééquilibrage des flux de valeur entre actionnaires, employés, environnement et tissu sociétal.Voir l'entreprise à travers le prisme de l'exécution d'un dessein est utile dans les premiers stades, et sert à théoriser / comprendre sa croissance. Mais si on la considère comme une entité de fait, indépendamment de sa création, le dessein disparaît derrière la réalité opérationnelle (à tort ou à raison). Peut-on alors lui donner un sens qui soit exempt de cette dimension originelle ? Je pense que oui, en remplaçant la notion de production (de capital, de biens et services, de sens,...) par celle d'intermédiation, de plus en plus valide au sein d'écosystèmes de plus en plus diffus. Commentaire de Thierry Cappe De Baillon : se porte volontaire pour participerUn très beau sujet, Dominique, qui recoupe mes préoccupations et activités actuelles. Commentaire de Frédéric BASCUNANA : welcome back Thierry c'est un plaisir :-) Commentaire de Boris Perchat : Pas mal ce sujet !Dominique ce découpage TRS, TRE, TRSty et TRE(nvironnement) est intéressant.J'ai pour ma part constaté qu'il était nécessaire de mettre en lumière des découpages qui jusqu'à lors ne relevaient pas de la sphère de l'entreprise mais qui du fait de son expansion toujours plus importante la concerne désormais.La responsabilité humaine des entreprises tout d'abord (et son corolaire le TRH).Dans une économie exsangue qui cherche des relais d'expansion pour ne pas s'effondrer nous en sommes parvenus à un stade où ce sont désormais les attitudes humaines, ses valeurs et vertus qui sont devenus les éléments de marchandisation. Il n'y a pas un jour où l'on ne voit pas une publicité venter les mérites d'une entreprise sous l'angle d'un "Love your imperfections", "This is your life. Be a hero", "Devenez qui vous voulez", "Listen for yourself", etc.Les entreprises jouent avec ces assertions en feintant d'en mesurer leurs effets sur la psyché humaine (et notamment auprès des jeunes générations) alors qu'aucune d'entre elles n'est anodine et ne peut être réduite véritablement à un slogan publicitaire. En principe ce sont des assertions qui relèvent d'un père ou d'une mère envers ses enfants (ou d'un mentor ou d'un ami). Leur diffusion à grande échelle dénuée d'authenticité comme c'est le cas à la télévision les banalisent et les rendront sans pouvoir dans la bouche d'un humain.La responsabilité anthropocentrique des entreprises ensuite (TRA).Si l'on poursuit sur la lancée qui est la notre en matière d'intelligence artificielle et de robotisation des outils de production et de réflexion, nous serons mis face à la nécessité de ne plus nous considérer comme la seule entité capable d'appréhender le monde qui nous entoure et de définir ses orientations car nous serons épauler / supplanter / remplacer par une intelligence qui prévoit-on nous dépassera en capacité et nous fera quitter l'idée que nous ne pouvions compter que sur notre seule perspective humaine pour mener nos affaires.La responsabilité cosmologique des entreprises (TRC).Ce principe m'a été inspiré par la déclaration du PDG de Tesla Motors, Elon Musk qui aimerait bombarder la planète Mars d'ogives nucléaires pour faire fondre la glace dont la planète est recouverte. L’ambition ? Produire sur la planète rouge des conditions de vie plus proche de celles de la Terre et afin de nous permettre un jour de la coloniser dans de bonnes conditions. http://www.maxisciences.com/mars/comment-elon-musk-veut-rendre-mars-habitable-avec-des-bombes-nucleaires_art35910.htmlNous devenons capables d'agir sur la destinée cosmologique et notre influence sur celle-ci, notre capacité à l'infléchir, nous rend co-créateur de celle-ci.Enfin une autre responsabilité devrait pointer son nez d'ici quelques temps que l'on pourra nommer la responsabilité métaphysique des entreprises (TRM).Dès lors que nous serons en mesure d'infléchir le cours de notre mort comme le prévoit par exemple Laurent Alexandre dans son livre "le fin de la mort", nous serons alors tenu de nous interroger sur nos devoirs pour ce qui concerne la destinée humaine et notre rapport à son apparition : et notamment, sommes-nous le fruit d'un dessin ou d'un hasard ? Commentaire de Boris Perchat : oh là ! mon commentaire vous a laissé pantois ? sceptique ? il ne faut pas ;-) Commentaire de Boris Perchat : Mon sentiment c'est qu'aujourd'hui on utilise le terme 'entreprendre', 'entreprise' et 'entrepreneur' selon des acceptations différentes. Une administration n'est elle pas aussi après tout une entreprise ?Qu'est-ce qu'un entrepreneur ? Une personne impliqué dans une entreprise déclarée ? Et quid des ceux qui entreprenne de manière informelle mais de façon tout aussi sérieuse que les entrepreneurs 'installés" ? Il y a aussi une confusion entre l'entrepreneur et le chef d'entreprise. Le chef d'entreprise peut être un entrepreneur mais l'inverse ne se vérifie pas toujours puisqu'il peut être seul à bord de son entreprise.:-) Commentaire de Dominique Rabeuf : Apprendre à entreprendre, cela fait pas de prises. Pour moi c'est une disposition naturelle que d'entreprendre, le savoir faire fait l'objet d'un apprentissage.Entéléchie (je ne connaissais pas ce terme), selon le Gaffiot: Essence de l'âme. Ma structure matérialiste a beaucoup de mal avec la causalité expliquée par Aristote.Néanmoins le terme de Lycée vient de son école, on disserte encore sur l'essence et l'existence en son souvenir et de biens d'autres. Commentaire de Dominique Rabeuf : L'entreprise médiatrice, autrefois cantonnée dans le tertiaire; se généralise en apparence. Cultiver, produire cela fait un peu trop élémentaire et sale.L'économie de partage s'illustre avec l'invasion des icônes cliquables. Il n'y a pas de partage (répartition) juste de la dissémination souvent accompagnée de publicité.Lorsque le client n'est pas captif, la valeur est en effet déterminée par lui.Ce n'est pas le cas du timbre poste (juste un exemple minimal).Le retour à la petite est de plus en plus présent sous diverses formes. Cette tendance commence a irrité non seulement les concurrents classiques mais aussi les institutions publiques.Les entreprises animées par un dessein ? Commentaire de Dominique Rabeuf : C'est très humain, mais alors beaucoup trop humain.TRHSelon la Genèse, l'homme a perdu, par orgueil et volonté d'indépendance, un train de vie paisible ainsi que le gîte et le couvert qui vont avec. Ainsi naquirent par nécessité les premières entreprises et tout naturellement l'esclavage.EaaM (Enterprise as a Mother) est un mode de communication qui ne se cantonne plus aux couches culottes.Reste à traduire le TRH dans le code du travail, ce ne sera pas facile, mais nos parlementaires ont beaucoup d'imagination.TRAAnthropocentrisme. Et revoilà Aristote !Ce n'est pas démodé, d'après Malraux, le troisième millénaire sera spirituel (mystique) ou ne sera pas.Pour l'intelligence artificielle, il reste juste à faire la machine, les programmeurs sont prêts à coder.TRC et TRMLe Cosmos n'a pas vraiment de destin, ni d'origine.Néanmoins des milliards de milliards de planètes existent, en existe t'il une sur laquelle on parle anglais (ou chinois) ?Le dessein dont nous sommes issus ?Peut être qu'un quart d'heure avant le Big Bang, Dieu avait déjà imaginé beaucoup de projets (ou autre), il est impossible de démontrer le contraire.Ainsi parlait Zarathoustra, dans une ville qu'on appelait La Vache Multicolore.Ecrit sur le mode de Frédéric Nietzsche.Post Scriptum"L'homme est quelque chose qui doit être surmonté. Qu'avez-vous fait pour le surmonter?" Friedrich Nietzsche.[Je cite l'ayant droit, des fois que ...] Commentaire de Dominique Rabeuf : Le terme d'entreprise est plus que générique.Certaines administrations et services publics sont des entreprises.L'URSSAF, le RSI, la sécurité sociale, les caisses de retraite (etc) sont des associations de droit privé qui pèsent plus lourd dans l'économie que le CAC40.Pour beaucoup, quand on dit entreprise, on pense à peinture, toiture, menuiserie (justement comme l'illustration en haut de cette page). Commentaire de Boris Perchat : Trop humain ? Pour moi le constat est là : l'entreprise aborde des domaines qui renvoient à des considérations de plus en plus humaines : l'intelligence (TRA), la mort (TRM), la pérennisation de la civilisation et sa place dans le grand tout (TRC)... Après on peut discuter de la nécessité et de la pertinence de certains de ces projets (bombarder mars d'ogives nucléraires par exemple) mais toujours est-il que des entreprises y songent et nous confronteront à des questions d'ordre profond où les avis sont partagés.Prenons le cas du cosmos. Je te cite Dominique : "Le Cosmos n'a pas vraiment de destin, ni d'origine.". Or il y a des personnes pour penser le contraire. Sur chacune de ces questions de fond nous aurons l'un et son contraire qui se manifestera et donnera lieu à des débats, des questionnements, des positionnements, comme cela a toujours été. La chose nouvelle désormais c'est que nous verrons apparaître des services et des produits marchands qui prendrons position sur celles-ci.La prise de position sur ces questions n'est pas ce qui doit nourrir notre débat à ce stade et alors que ces produits et services n'en sont à ce jour pour la plupart qu'au stade de projet. Je pense qu'il serait intéressant d'imaginer un cadre conceptuel qui nous permettent une prise de recul sur chacune de ces grandes questions et de façon à nous éviter des confrontations manichéennes le moment venu. Formaliser à l'avance ces nouvelles responsabilités me semble donc le bienvenu. A ce titre ton rappel sur la difficulté de traduite le TRH dans le code du travail est tout à fait indiqué. Lors de ce débat il serait intéressant de relever les travaux qui pourraient être menés par anticipation sur ces grands chantiers "humains" qui pointent le bout de leur nez et de façon à nous y préparer.Le propre d'une entreprise c'est d'anticiper à l'avance les évolutions. Il y a une entreprise (informelle ?) à ouvrir qui réfléchissent à ces questions. Ce débat sur TechToc TV pourrait en être l'avant garde. Merci Dominique pour ton retour ;-) Commentaire de Boris Perchat : Pour nous aider à nous convaincre de la nécessité de formaliser ces nouvelles responsabilités, peut être pourrions-nous nous rappeler comment il y a 30 ou 40 ans il était encore inconcevable qu'un jour nous abordions l'entreprise sous l'angle de responsabilité qui nous paraissent aujourd'hui une évidence, je veux parler de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises. Aujourd'hui c'est (presque) devenu un lot quotidien mais à l'époque cela ne nous aurait-il pas paru trop humain, voire incongru, et comme aujourd'hui il peut nous paraitre trop humain et incongru d'anticiper les nouvelles responsabilités humaine, anthropocentrique, cosmologique et métaphysique des entreprises ?;-) Commentaire de Boris Perchat : C'est dommage que ce sujet reste en rade. On ne va comme même pas laisser d'autres s'en charger à notre place ailleurs que sur TechToc !Qu'est-ce qui vous manque Dominique au juste ? Commentaire de Frédéric BASCUNANA : hey Boris, je vais relancer Dominique ;-) Commentaire de Victor Waknine : Je souhaiterais aborder l'entreprise sans CDI qui est le scénario probable à 20 ans. Que des indép comme beaucoup sur ces RS qui galèrent pour être visibles. Tous brillants sujets de l'Entreprise qui les a "libérés" du salariat. Où des prestataires et sous traitants, des CDD et des intérims, stagiares, apprentis, contrats aidés etc...Le rêve des start up hitech est d'ubériser le salariat, l'entreprise sans CDI, que des claviers et "Excell". En + ils vont lever des fonds si leur CDI est le plus faible possible, pour pas charger la barque.alors pour cibler le propos de DT, parlons des entreprises responsables et que de celles là.Elles sont effectivement mises en demeure dans l'inconscient collectif de "RESTITUER" aux 3 ressources matricielles (au sens Matrix du film) de l'écosystème: La ressource interne (people), la ressource durable (planet), la ressource externe sociétale(city) Commentaire de Dominique Turcq : Que ce sujet suscite de débats intéressants! Merci frédéric de le soutenir. Sans aller ici sur le fond de certains des points évoqués, j'ai envie de revenir, à la suite de Victor, sur la notion d'entreprise qui se situe entre deux monde. Celui du prendre et celui du rendre. L'entreprise prend, par définition, "entre", car une entre-prise permet, grace à son intermédiation, de réduire une imperfection de marché et de créer ainsi une valeur nouvelle (c'est même vrai pour l'URSSF ou l'assurance chômage mentionnées dans les commentaires) et elle se rémunère (prend) sur ce service ou cette transformation/création. La "prise" de l'entre-"prise" est sa source fondamentale de revenus. Le sens, la valeur de cette intermédiation est le "sens" premier de l'entreprise. Qu'il soit légitime ou non est un autre débat.La question n'est donc pas sur le fait qu'elle "prenne": sans "prise", pas d'entreprise. Mais plutôt sur ce qu'elle rend, ou restitue, au delà du service, avec cette prise, et à qui. Les acteurs auxquels elle rend sont nombreux, les commentaires ont montré que j'avais été petit-bras avec mes quatre catégories!L'importance de ce débat sur ce à quoi sert l'entreprise n'est donc à aucun moment sur la légitimité qu'elle "prenne" mais sur l'acceptation de la façon dont elle rend. C'est ce qui rend ce débat intéressant et non plus économique, puisqu'on accepte qu'elle prenne sa "prise", mais profondément politique, dans le meilleur sens du terme.Le fait que même des grands entrepreneurs, ayant acquis des "prises" colossales comme Bill Gates ressentent individuellement l'obligation de "rendre", par exemple par leurs actions caritatives, est significatif de cette question du rendre. La raison pour laquelle je mentionne ici un entrepreneur est aussi pour faire le lien entre l'entreprise et l'entrepreneur, un lien qui a eu tendance à être rompu dans les commentaires. Pour moi la question est exactement la même qu'elle que soit la nature de l'entreprise, start up, grande administration, grande entreprise, ETI, PME, artisan, etc. Je suis convaincu qu'il ne faut pas s'enliser dans la discussion de ce qu'est une start up, un entrepreneur par rapport à un comité exécutif, ou un board, ou une assemblée d'actionnaire ou un fond d'investissement ou de private equity, etc. Le débat, fort heureusement est plus profond et plus philosophique. Je n'avais d'ailleurs même pas mentionné dans les stakeholders l'idée que l'entreprise puisse servir à son fondateur actionnaire de façon distincte de ce qu'elle sert à son actionnaire fond d'investissement. Le débat est ouvert, je ne sais pas si une table ronde pourra le faire avancer mais il me semble que nous approchons au moins des bonnes questions. Commentaire de Boris Perchat : Bien vu Victor et Dominique que ces notions de "prise" et de "restitution".Effectivement une entreprise qui voudrait vivre honnêtement avec son temps est un lieu où l'on entre-prendrait et entre-rendrait de façon égale et de manière à maintenir l'équilibre de l'éco-système auquel on appartient. Je devrais dire "des éco-sytèmes" car on n'appartient rarement à un seul éco-système et c'est bien là qu'il y a matière à débat. Certaines entreprises ne prennent pas la mesure que ce qu'elles prennent est une fabrication d'un autre éco-système. Elles se s’arrogent et le prennent pour acquis alors qu'il est le fruit d'un processus long de maturation. Cette arrogance aveugle est destructrice pour les éco-systèmes en place. Un éco-système finit par chasser l'autre dans une course poursuite qui n'a pas de fin. A quels eco-sytèmes doivent se reconnaitre par exemple les entreprises du numérique, de l'internet et du web ? L'éco-système du numérique est-il nécessairement le remplaçant de l'éco-système analogique ou son complément ?Lorsque UBER se développe est-ce qu'UBER ne bénéficie pas d'acquis qui ont été permis par l'éco-système des taxis ?Les éco-systèmes quand ils sont fraichement nés ou en constitution n'auraient ils pas tendance à nier ou oublier leur filiation ? L'éco-système NBIC qui est l'acronyme de Nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives ne devrait-il pas ajouter une lettre I et la lettre N en supplément car sans Internet et sans Numérique aucune NBIC possible ?Cela peut paraitre triviale cependant dans un autre registre l'éco-système Grande Distribution a délaissé l'éco-système Rural et Agricole au grand damne des agriculteurs et alors que sans eux pourtant la Grande Distribution n'aurait pas connu un si gigantesque essor.Est-ce à dire que quand les NBIC auront atteint leur essor elles phagocyteront l'internet ? C'est probable à ce rythme. Et de même que le big data nous prépare tel que nous le concevons à balayer la notion de partage sur l'internet qui prévaut depuis son apparition. Il n'y aura plus de partage par les internautes, blogueurs et autre réseauteurs sociaux mais une restitution instantanée de nos données lues par les objets connectés et les algorithmes qui anticipera tout partage "manuel" effectué depuis un clavier et le rendra "inintéressant" et "dépassé".Aujourd'hui il est utile pour ne pas dire urgent que nous ayons un débat sur ce que les entreprises du numérique, de l'internet et du web doivent comprendre et intégré de la notion étendue de ce qu'est une entreprise en 2016 et telle que nous venons de commencer à en parler. Je ne sais pas comment nommer ce débat mais cela pourrait être "les entreprises du numérique et de l'internet sont-elles des entreprises responsables ?" ou "Quelles nouvelles responsabilités attendent les entreprises du numérique et de l'internet ?" ou encore "Existe-t-il une responsabilité numérique des entreprises ?".Sur ce dernier point on peut imaginer en effet que nous formalisions ce qui pourrait constituer une nouvelle responsabilité élargie des entreprises en plus de celles "sociales" et "environnementale" (RSE) qui a émergé ces 10 dernières années.Un des sujets évident de ce débat consisterait à faire le point sur ce que font les entreprises quelque soit leur appartenance et leur corps de métier des données numériques de leurs employés et d'envisager la possible définition donc d'une responsabilité dans ce registre qui soit reprise de façon universelle. Commentaire de Pierre Bouteille : se porte volontaire pour participerEn tant qu'HEC'71 et ayant fait la première partie de ma carrière chez BSN Emballage, le titre de Dominique Turcq m'a interpellé. Le partage d'expériences, éventuellement déformées par le miroir du temps et l'évolution des moeurs, peut être intéressant. Commentaire de ANNE RICHARD : se porte volontaire pour participerDepuis plus de 11 ans dans l’univers du conseil, dans l'accompagnement des entreprises sur la santé et la qualité de vie au travail. J’élabore pour de grands comptes, des dispositifs d’accompagnement et de développement de compétences.J'ai plaisir a croire et voir, que les choses évoluent positivement mais une analyse de ce que l'on gagne et ce que l'on perd serait intéressante ! Commentaire de Boris Perchat : Entrepreneur, entreprise... il y a conjonction de 2 termes qui font échos à ce que je vis actuellement en tant qu'entrepreneur : entre et prendre, entre et prise. L'entrepreneur est celui qui comble un manque qui permet aux individus d'avoir prise là où il n'y en a pas. Tel entrepreneur s'aperçoit qu'il manque tel produit ou tel service et va l'apporter à la communauté en le créant. Dès lors il permet à tout à chacun d'avoir enfin prise là où résidait le vide, un gouffre béant. Il observe que les individus ne satisfont pas d'avoir d'un côté un vélo et de l'autre une voiture alors il créé le véhicule urbain, la smart.Généralement ces attentes ne sont pas formulées par les individus et l'entrepreneur vis dans l'interstice de 2 évidences qui ne se rejoignent pas encore ce qui est une position inconfortable car elle demande un certains courage et acharnement à tenter de manifester concrètement ce qui ne l'est pas encore et qui fera la jonction entre les 2.Celui qui entreprend vit le défis de combler ce qui n'est pas apparent et il est soumis à une sorte de défis celui du vide. Il n'est pas étonnant qu'il soit nécessaire quand on entreprend de passer par des moments de vide ou des tentatives inabouties pour convaincre par exemple les consommateurs ou un client parce ce qu'ayant anticipé ce qui n'est pas toujours perçu il faut d'abord réussir à le dompter soi-même c'est à dire à le faire sien.L'entrepreneur est celui qui a intérêt de ne pas s'en faire de cottoyer le vide. Sans doute lorsqu'il est un entrepreneur accompli est-il ce genre de personne qui tutoies le vide comme une personne dont il a réussi à faire un ami, un compagnon. Il est comparable en ce sens à un équilibriste sur un fil tendu au dessus d'un gouffre béant et qui trace une route que personne n'avait encore imaginée pouvoir emprunter. Il regarde droit devant convaincu qu'il y a bien un autre bord sur lequel il va pouvoir poser le pied. Les individus constatant qu'il a bien atteint une autre rive s'engagent alors dans sa voie et sécurisent le chemin tracé qui au départ ayant la consistance d'un seul fil deviendra ensuite un pont empruntable de tous. Commentaire de Boris Perchat : A ce propos suffit il de créer sa propre société, sa propre activité pour être un entrepreneur ? Non. Être un entrepreneur est une question de posture et non de titre. Il y a des individus qui sont des entrepreneurs sans pour autant avoir leur structure. Le défis d'une entreprise c'est aussi et surtout de pouvoir identifier les personnes qui au sein de leur propre structure sont capables de tisser des fils entre 2 rives, de combler des vides, et afin que ces manques comblés, ces vides résorbés, deviennent des ponts au bénéfice de la marche interne (nouveau process) ou externe (nouveau produit) de la société.